Publié : 27 novembre 2012

Devenir grands - L’enfance - L’enfance volées

Devenir grands

Aujourd’hui j’ai dix-huit ans,
Je regarde par la fenêtre,
En pleurant de tout mon être,
Le portique grinçant d’enfant.

Adieu nos amours enfantines,
Où règne l’ambiance câline,
Adieu nos doux rêves d’enfants,
Où l’on s’imagine être grand.

Adieu mon petit train de bois,
Rapide et solide à la fois,
Adieu ma poupée de satin,
Aux simples couleurs de fleurs de lin.

Adieu mon cher ami l’ourson,
Aux petits yeux faits de boutons,
Au corps entièrement de laine,
A la vie sans aucune haine.

Adieu ma cabane suspendue,
Je n’y rêvais que de bateaux,
Les voiles et la coque fendue,
Tout balancés par les grands flots.

Adieu mon voilier solitaire,
Qui avait vogué sur la mer,
Tous les soirs afin de plaire,
Mon dieu, il avait l’air si fier.

Adieu douce et tendre enfance,
Où régnait calme et bienveillance,
Où la vie avait du sens,
Devenir grand sans inconvenance.

Jeanne Lerdu – 5°G


L’enfance

Un enfant
C’est petit,
Et ça ne parle pas,
Mais son seul visage,
Et sa seule expression
Vous envoient plus de mots que ceux de toute une vie
Un enfant qui rit, ça peut balayer toutes les guerres,
Toutes les famines,
Tous les malheurs.
Un enfant, quand ça pleure, ça vous décroche une larme, puis une autre, puis encore une autre,
Et ça attendrit tout l’univers.
Un enfant qui rêve, ça peut transformer les missiles d’un bazooka en marshmallow,
Mais un enfant, ça ne dure éternellement
Ça devient grand
Ça s’éveille,
Et ça croit plus au père noël
Ça devient homme, ça devient femme
Et dans ce cas-là,
Ça mettra une nouvelle étoile dans la constellation de la « terre heureuse ».

Lorris Chopier – 6°E


Enfances volées

Rêves brisés par la guerre
Séparés de leur mère
Vie ruinée par l’esclavage
Peu importe leurs âges
Affligés de mauvais traitements
Parfois par un de leur parent
Vivre dans la rue
Pas le choix du menu
Touchés par le terrorisme
Ou le voyeurisme
Emportés par la maladie
Et perdre la vie
Enfances volées
Par tant de méchancetés
Privés de droit de vivre
De jouer et de rire
Ils n’ont pas eu la chance
De connaître l’insouciance
Et même l’innocence
Ne restons pas dans l’indifférence
Et ayons une pensée
Pour tous ces enfants brisés.

Emmanuelle Mesas - 3°B