Publié : 12 mai 2012

Intervention poétique à l’école maternelle

Le jeudi 5 avril, des élèves de 6eA et de 6eJ ont retrouvé les élèves de moyenne et grande section de l’école François Dolto du Neubourg pour un moment poétique. Les collégiens ont en effet récité des poèmes, chanté des chansons, mis en scène des fables pour le bonheur des plus petits. La rencontre s’est terminée par un échange enrichissant entre les sixièmes qui ont fait trouver aux élèves de maternelle des rimes en [O].
Merci aux comédiens qui se sont beaucoup entraînés pour préparer au mieux cette rencontre :
Pauline, Camille, Amandine, Louise, Emilie, Alice, Aurélia en 6e A.
Madeline, Dorine, Manon S., Alexis, Nicolas, Ludwig en 6eJ.
Merci aux chanteurs de 6eJ :
Elise, Dario, Mathilde, Zoé, Annabelle, Viviane, Uma, Kévin, Allassan, Aziliz, Manon L., Romain.

Poèmes récités

L’école

Dans notre ville, il y a
Des tours, des maisons par milliers,
Du béton, des blocs, des quartiers,
Et puis mon cœur, mon cœur qui bat
Tout bas.

Dans mon quartier, il y a
Des boulevards, des avenues,
Des places, des ronds-points, des rues,
Et puis mon cœur, mon cœur qui bat
Tout bas.

Dans notre rue, il y a
Des autos, des gens qui s’affolent,
Un grand magasin, une école.
Et puis mon cœur, mon cœur qui bat
Tout bas.

Dans cette école, il y a
Des oiseaux chantant tout le jour
Dans les marronniers de la cour.
Mon cœur, mon cœur, mon cœur qui bat
Est là.
Jacques Charpentreau
Ce qui est comique
Savez-vous ce qui est comique ?

Une oie qui joue de la musique
Un pou qui parle du Mexique
Un boeuf retournant l’as de pique
Un clown qui n’est pas dans un cirque
Un âne chantant un cantique
Un loir champion olympique
Mais ce qui est le plus comique
C’est d’entendre un petit moustique
Répéter son arithmétique
Maurice Carême


Fables de La Fontaine mises en scène

LE CORBEAU ET LE RENARD

Maître Corbeau, sur un arbre perché,
Tenait en son bec un fromage.
Maître Renard, par l’odeur alléché,
Lui tint à peu près ce langage :
"Hé ! bonjour, Monsieur du Corbeau.
Que vous êtes joli ! que vous me semblez beau !
Sans mentir, si votre ramage
Se rapporte à votre plumage,
Vous êtes le Phénix des hôtes de ces bois. "
A ces mots le Corbeau ne se sent pas de joie ;
Et pour montrer sa belle voix,
Il ouvre un large bec, laisse tomber sa proie.
Le Renard s’en saisit, et dit : "Mon bon Monsieur,
Apprenez que tout flatteur
Vit aux dépens de celui qui l’écoute :
Cette leçon vaut bien un fromage, sans doute. "
Le Corbeau, honteux et confus,
Jura, mais un peu tard, qu’on ne l’y prendrait plus.

LE LION ET LE RAT

Il faut, autant qu’on peut, obliger tout le monde
On a souvent besoin d’un plus petit que soi.
De cette vérité deux fables feront foi,
Tant la chose en preuves abonde.

Entre les pattes d’un lion
Un rat sortit de terre assez à l’étourdie.
Le roi des animaux, en cette occasion,
Montra ce qu’il était et lui donna la vie.
Ce bienfait ne fut pas perdu.
Quelqu’un aurait-il jamais cru
Qu’un lion d’un rat eût affaire ?
Cependant il advint qu’au sortir des forêts
Ce lion fut pris dans des rets,
Dont ses rugissements ne le purent défaire.
Sire rat accourut, et fit tant par ses dents
Qu’une maille rongée emporta tout l’ouvrage
Patience et longueur de temps
Font plus que force ni que rage.

Chansons

IDYLLE PHILOMENALE

Quand j’ai croisé la martine,
C’était par un beau matin
J’allais ach’ter des bottines
Et lui trouvais très beau teint.
Nous partîmes en limousine,
Visiter le Limousin
Après comme on le devine
Ma p’tite femme elle devint.

Ma concierge qui est amène
Tous les matins m’serr’ la main
Mêm’ qu’au moment des étrennes
Dans ses bras elle m’étreint
Cela m’attire des scènes
Que je supporte à dessein
Pour ne pas qu’ma Philomène
Un beau jour ne m’file aux mains.

Son manteau de ballerine
Gentiment lui bat les reins,
Sa robe de percaline
Lui vient de son père câlin.
Pendant que je me surmène
Dans un travail surhumain
Elle arpente l’av’nue du Maine
En t’nant son fichu d’une main.

Comm’ j’ai un chien et une chienne
Qui me vienn’nt d’un autrichien
Ma p’tit femm’ qui est vosgienne
Me dit : "Pour él’ver vos chiens
Vous aurez beaucoup de peine
Car au pays transalpin
J’ai connu un’ helvétienne
Qu’a jamais pu él’ver l’sien "
Yves Montand

IVAN, BORIS ET MOI

Lorsque nous étions encore enfants
Sur le chemin de bruyère
Tout le long de la rivière
On cueillait la mirabelle
Sous le nez des tourterelles

Anton, Ivan, Boris et moi
Rebecca, Paula, Johanna et moi

Le dimanche pour aller danser
On mettait tous nos souliers
Dans le même panier
Et pour pas les abîmer
On allait au bal à pieds

x2 Anton, Ivan, Boris et moi
Rebecca, Paula, Johanna et moi

Ça compliquait bien un peu la vie
Trois garçons pour quatre filles
On était tous amoureux
Toi de moi et moi de lui
L’une hier l’autre aujourd’hui

Anton, Ivan, Boris et moi
Rebecca, Paula, Johanna et moi

Dire qu’au moment de se marier
On est tous allés chercher
Ailleurs ce que l’on avait
A portée de notre main
On a quitté les copains

x2 Anton, Ivan, Boris et moi
Rebecca, Paula, Johanna et moi

Aujourd’hui chaque fois qu’on s’écrit
C’est qu’il nous vient un enfant
Le monde a beau être grand
Et pas tellement qu’il contient
Nos enfants et leurs parrains

Anton, Ivan, Boris et moi
Rebecca, Paula, Johanna et moi
Sacha, Sonia, David et moi
Dimitri, Iona, Natacha et moi
Sacha, Sonia, David et moi
Dimitri, Iona, Natacha et moi
Marie Laforêt

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