Publié : 20 avril 2012

Lettre de présentation de l’option grec ancien proposée en 3e

Madame, Monsieur,

Quel est le point commun entre le prénom Philippe, l’émission « Thalassa », le complexe d’Œdipe en psychanalyse, les jeux Olympiques et le signe π en mathématiques ? Ils tirent tous leur origine de la civilisation grecque.
En 3e, votre enfant a la possibilité d’étudier le grec ancien. En quoi consiste l’étude de cette langue ancienne et quels avantages peut-elle apporter à votre enfant ?

Qu’est-ce que le grec ancien ?
Pendant l’Antiquité, le grec ancien a été la langue « internationale » du bassin méditerranéen (Romains et Hébreux la parlaient, tout comme nous parlons l’anglais). Par la suite, cette langue a évolué pour donner le grec moderne parlé en Grèce de nos jours. Son alphabet, toujours employé, a également servi de base à l’alphabet cyrillique, utilisé pour écrire le russe et plusieurs autres langues slaves. Cette langue est donc à l’origine de nombreuses langues européennes.
En quoi consiste cet enseignement ?
Le programme de 3e permet aux élèves d’étudier la langue et la culture grecques autour de trois axes :
─ la mythologie (notamment Ulysse, Thésée et Orphée)
─ l’histoire d’Athènes (aux Ve et IVe siècles avant notre ère) et celle de grands personnages comme Alexandre le Grand
─ la vie quotidienne en Grèce (éducation, repas, place de la femme...)
Pourquoi faire du grec ?
L’étude de la langue et de la civilisation grecques permet :
de développer sa connaissance du français :
- en acquérant un vocabulaire riche
- en ayant une meilleure connaissance de l’étymologie et de l’orthographe des mots difficiles. Par exemple, l’élève comprendra la formation des mots hyperactif, hypertension, hyperglycémie à partir de la racine υπερ/hyper (=au-dessus).
- en apprenant à raisonner sur des phrases construites d’une façon différente des nôtres. En effet, comme le latin, le russe ou l’allemand, le grec ancien se décline : les noms, adjectifs et pronoms changent de forme selon leur fonction dans la phrase.
d’enrichir sa culture générale :
L’étude du grec ancien donne les clés d’une civilisation dont nous sommes les héritiers.
- L’héritage scientifique : on doit beaucoup aux Grecs pour les mathématiques (Qui a oublié les théorèmes de Pythagore ou de Thalès ?) et la médecine (cf. le célèbre serment d’Hippocrate).
- L’héritage artistique : les mythes grecs sont une formidable source d’inspiration pour les artistes européens (cf. la statue de Milon de Crotone par Puget ; les films Le Choc des Titans et La Colère des Titans – 2010 et 2012).
- L’héritage littéraire : Jean Racine n’aurait pu écrire Iphigénie si, avant lui, Sophocle et Euripide n’avaient pas existé...
Comment cela se passe-t-il, concrètement ?
L’étude du grec ancien débute en 3e, à raison de trois heures hebdomadaires, et peut être poursuivie au lycée.
Les élèves qui étudient le grec ancien ajoutent donc des heures de cours à leur emploi du temps et au maximum trente minutes hebdomadaires de travail à la maison (apprentissage des leçons, travaux de recherche). Il ne faut donc pas inscrire en grec un élève qui n’a ni le goût ni la volonté de travailler.
Il est à noter que seuls les points au-dessus de 10 sont comptabilisés dans le cadre du Diplôme National du Brevet. Les élèves ayant choisi cette option sont ainsi valorisés.
Il n’est nullement nécessaire d’avoir été latiniste pour étudier cette langue, bien que cela puisse aider à la compréhension de certains traits linguistiques. Par ailleurs, un élève latiniste ne peut suivre les options latin et grec ancien conjointement. Il doit choisir entre les deux.
Nous espérons que cette information vous aidera à guider le choix de votre enfant. Nous restons à votre disposition pour tout renseignement complémentaire (emilie.gaudin@ac-rouen.fr).

Le professeur de Lettres Classiques, Mme Fièvre.